LE QUOTIDIEN (Chicoutimi, Quebec) 09 November 04 Mauvaise surprise; Un petit lézard flotte dans la boîte d'ananas
Alma: On savait pour le "fondant aux criquets", pour le "sauté aux coléoptères", ou même pour le "suprême de larves". Or, jamais n'avait-on entendu parler du "lézard aux ananas".
Jamais jusqu'à vendredi soir dernier, alors qu'Annie Gagnon de Desbiens, a bien failli ingurgiter par inadvertance ce qui semble être le corps d'un petit lézard. Celui-ci flottait entre deux eaux, à l'intérieur d'une boîte de conserve d'ananas de marque Club.
Dégoûtée, la dame raconte en détail le moment où ses yeux ont aperçu l'inerte reptile, quelques fractions de seconde avant que l'irréparable se produise.
"D'habitude, quand je fais une sauce à l'ananas, je bois le jus pendant que mon poêlon est en train de chauffer. J'ai été très chanceuse de voir le lézard avant de prendre une gorgée. Mais, ça reste que j'ai fait un méchant saut", exprime-t-elle.
Annie Gagnon dit ne pas se souvenir de l'endroit où elle s'est procuré ladite boîte de conserve.
Sur l'étiquette, on peut cependant lire que le produit en question provient de Thaïlande et est importé par l'entreprise de distribution alimentaire I. de Laval. Notons que cette dernière a dû, en octobre 2003, retirer du marché des friandises de marque Lady Sarah puisque ces dernières étaient susceptibles de contenir des particules de métal.
"Même si mon fils écoute des "comiques" de bibittes, on ne s'habitue pas à voir des choses comme celle-là, rigole la dame. Sans blague, je ne sais vraiment pas quoi faire avec ça. Qui dois-je contacter ? Qu'est-ce qu'on doit faire dans un tel cas ?", questionne-t-elle.
Responsable de l'Office de protection du consommateur pour le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Alain Carrier explique en ce sens que la première chose à faire est d'entrer en contact avec le service d'inspection des aliments, au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ). Ensuite, si elle juge avoir été lésée, Annie Gagnon peut entreprendre des poursuites au civil, stipule le porte-parole régional.
La mère d'Annie Gagnon, Lucette Audet, relate que sa fille était visiblement sous le choc, dans les minutes qui ont suivi sa répugnante découverte.
"Je demeure juste à côté de chez Annie, alors je suis allée la rejoindre tout de suite. Elle avait préparé un beau jambon. Son riz était sur le comptoir.
"Nous sommes repartis chez moi et nous avons fait manger quelque chose à son garçon. Annie, elle, n'a pas été capable de manger. Elle avait des frissons", se souvient Mme Audet, qui a d'ailleurs gardé la boîte de conserve et son contenu, à l'intérieur de son congélateur.